Le mouvement
Cliquez sur les zones manuscrites de la toile pour découvrir les textes.
Ma réflexion
Un corps qui se déplace, une feuille qui tombe d’un arbre, des vagues qui viennent mourir sur la plage, un vol d’oiseau, la rotation de la Terre… Le mouvement est partout, omniprésent et incessant. Il peut aussi être invisible, passer inaperçu comme lors de la lente et imperceptible transformation des roches qui s’érodent sous l’effet du vent ou encore lors du vieillissement de notre corps. Tout ce qui existe est en mouvement.
Il existe aussi le mouvement dans le mouvement, une personne qui coure dans un train en marche, la vie tout simplement qui évolue sur une terre en mouvement, elle même évoluant à son tour dans le sillage du mouvement créé par le big bang.
Le mouvement induit le temps. C’est lui qui donne le top départ. Sans lui le temps n’existe pas. S’il s’arrête, le temps s’arrête au même instant.
La construction de la toile
J’ai représenté le mouvement par une crête se déplaçant le long d’un ruban qui s’étire à l’infini. Une crête comme celle que l’on retrouve au sommet des vagues et qui vient mourir sur la plage. Le ruban est la trajectoire du mouvement.
Sa représentation graphique a été réalisée à l’aide d’une large brosse. J’ai voulu qu’il soit ininterrompu. Je l’ai réalisé d’un seul geste en allant jusqu’au haut de la vague et, sans quitter la toile, je l’ai terminé de façon impulsive. Je venais de créer un grand accent circonflexe qui allait finir sa course dans le néant, vers l‘inconnu.
Ce long ruban symbolise aussi le temps. Au sommet de la crête, le présent, à sa gauche, le passé et à sa droite le futur. C’est ma façon de pointer du doigt la précarité de l’instant présent.
Je ne pouvais pas faire l’impasse du « mouvement dans le mouvement ». C’est pourquoi, je le représente, en bas de la toile, par une marche décomposée d’un personnage en mouvement. Elle semble être construite de personnes différentes alors qu’il s’agit de la même personne à des étapes différentes.